Le FIR : une façon d’agir

Le FIR c’est une façon d’agir. Une façon d’agir qui fait sa différence, qui fait tache d’huile et qui porte ses fruits.

Ce qui caractérise le FIR  ?

Le Fonds Ingrid Renard travaille au plus près des villageois.
Sans négliger l’institutionnel, nous voulons rester proches d’eux.
Proches des populations, nous entendons et écoutons leurs difficultés et leurs besoins.
De plus, les projets sont exécutés par des partenaires locaux maliens également proches des bénéficiaires.

Les charges fixes du FIR – salaires, moyens de déplacement, de bureau etc. – sont réduites au minimum. L’administration est gérée par des experts bénévoles. Les intermédiaires sont limités. Ainsi, nos moyens limités, nous les consacrons entièrement aux populations fragiles, les femmes et enfants. Nous visons à ce qu’elles bénéficient d’actions créatrices de revenus. Nous les aidons ainsi à devenir autonomes.

Le FIR ne construit donc ni routes ni ponts ni hôpitaux ni barrages : ses moyens ne le lui permettent pas. Mais le FIR est la seule association, et pas uniquement parmi les ONG belges, à faire du développement rural intégré au Mali.

Qu’est-ce le développement rural intégré ?

Le développement rural intégré consiste à mener des actions cohérentes et complémentaires pour l’essor de la communauté villageoise et son autonomie.
Pratiquement, il est inconcevable de demander aux femmes de gérer le moulin ou le périmètre maraîcher sans savoir ni lire ni écrire (volet alphabétisation) ou sans posséder des bases de gestion (volet formation adultes). Elles ne peuvent cultiver le périmètre maraîcher sans être en bonne santé (volet santé), être actives dans la communauté sans en connaître les rouages (éducation civique).
Le FIR doit devenir inutile : les actions menées visent la création d’activités rentables.
L’action du FIR n’est donc pas ponctuelle. Elle tend à faire tache d’huile.

L’ action du FIR fait tache d’huile. Un exemple?

Le FIR reçoit des demandes d’associations féminines de villages avoisinants. C’est ainsi par exemple que, dans la zone Wassulu, le projet se trouve en 4ème phase avec 4 nouveaux villages. Depuis 1998, les villages soutenus par le FIR y sont passés de 3 à 21.

Le nom du Fonds Ingrid Renard circule tant à Bamako que parmi les bénéficiaires potentiels, à savoir des paysans qui voyagent dans les régions où nous intervenons. Des ONG maliennes demandent maintenant l’appui du FIR dans d’autres communautés villgeoises. Ce sont là les projets non encore réalisés du programme.

Les femmes, les éléments clés du mieux vivre dans les villages

Au Mali, chaque village a une association de femmes, à laquelle toute femme appartient de facto. Ces associations sont plus ou moins actives ; les unes forment des projets, d’autres n’existent que de nom : muselées par les hommes, elles sont inactives.
Convaincu du dynamisme des femmes, ce sont ces associations que le FIR appuie. A leur demande.
Après 15 ans sur le terrain, le FIR constate l’évolution de ces femmes qui portent toute la charge du ménage. Dépendantes, assujetties aux hommes et aux notables, les femmes sont devenues les éléments clés du mieux vivre dans les villages. Elles en prennent  conscience. Ainsi, avec l’appui du FIR aux écoles primaires, la scolarité des filles – souvent mariées à 12 ou 14 ans – est améliorée.

 

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