2014 : le point du président

Bruxelles, le 10 décembre 2014

Chers amis du Fonds Ingrid Renard,

Comme à chaque fin d’année, nous vous communiquons avec plaisir quelques nouvelles du Fonds Ingrid Renard : vous êtes nos fidèles donateurs.

Après 25 ans d’interventions dans les régions du Mandé, du Wassulu et de Kita, nous sommes dans une phase de consolidation de notre travail. Les conditions de vie des villages ont été améliorées. Ceci grâce aux réalisations de nos partenaires – soutenus par le FIR et vos dons – et grâce à l’action des groupements de femmes, la clé de voûte de la vie villageoise. La prise en charge des activités par les populations permet, maintenant, un désengagement progressif du FIR.

Vous le savez, le FIR promeut l’autonomie des 54 groupements de femmes auprès desquels il intervient. En 2014,  26 d’entre eux gèrent leurs activités de manière indépendante et 36 génèrent des ressources et réinvestissent dans le développement de leur communauté.

Il reste aujourd’hui 23 villages où des actions  seront conduites par le FIR, dans ses domaines de compétences : l’éducation, l’alphabétisation des femmes, la santé, l’eau potable et l’assainissement, le maraichage et l’élevage, les activités productrices de revenus.

Cette prochaine phase de consolidation est présentée au cofinancement de la Coopération Belge pour une mise en œuvre en 2015-16. Voici quelques exemples de l’utilisation prévue de  vos dons : 2 banques de céréales, 2 moulins à céréales, 5 périmètres maraîchers, 4 ensembles charrue-bœufs, 30 décortiqueuses, 1 puits à grand diamètre (eau potable), 5 blocs de latrines avec lave-main fixes dans 5 écoles, 2 fonds de crédit pour l’achat de chèvres…

Par ailleurs, nous réfléchissons à réorienter notre action. En effet, le soutien de projets à forte part d’investissements semble remis en cause par de nouvelles règlementations dans le co-financement de la Coopération fédérale belge. Ces nouvelles règlementations écarteront de fait, à partir de 2017,  les ONGs à faible chiffre d’affaires.

Nous regrettons cette nouvelle approche :  la valeur ajoutée de nos actions est évidente pour les bénéficiaires sur le terrain.

Il est important que vous, donateurs, soyez avisés de ceci : la dimension modeste de notre structure en Belgique, constituée de bénévoles, a pour effet d’affecter la quasi-intégralité des fonds récoltés (dons et subsides) aux activités sur le terrain. Les frais de gestion sont réduits au minimum.

Votre appui reste plus que jamais indispensable. D’une partpour assurer cette phase de consolidation et de désengagement progressif et, d’autre part, pour la durabilité des investissements.

Par ailleurs, nous vous informerons des nouvelles perspectives : nous voulons maintenir des relations constructives avec nos partenaires dans les pays en développement. Ainsi qu’avec vous : vous nous apportez votre confiance et le soutien financier sans lequel rien de concret ne peut exister.

Nous vous rappelons notre site web www.fir-irf.org. Il vous informe des actions que vous soutenez au Mali.
Un avis, des suggestions ? Ecrivez-nous à  fonds.ingrid.renard@gmail.com

De la part de toute l’équipe et de nos partenaires en Afrique, je vous prie de croire à mes sentiments les plus cordiaux.

André Liebaert,  Président

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Votre don ? Générosité et investissement !
Vos 100 € sont quintuplés par le cofinancement  (Coopération belge et Wallonie-Bruxelles International) : 100 € au FIR = 500 € pour les projets !

Compte BE 81 0882 0352 8324       BIC : GKCCBEBB
Une attestation fiscale est délivrée pour tout don de 40 € ou plus. (Réduction d’impôt de 45 %)
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Partenaires du FIR au rapport

Le partenaire GAFASE a remis au FIR son rapport d’activités 2012-2013.

Dans ce rapport, repris infra, le GAFASE détaille :
– l’équipe et l’organisation mises en place ainsi que les compétences externes auxquelles il a eu recours ;
– les infrastructures créées : deux locaux pour moulin, un nouveau périmètre maraîcher (1ha5), l’agrandissement d’un autre, la réalisation d’un puits à grand diamètre ;
– les équipements fournis, à savoir du matériel d’alphabétisation, vingt décortiqueuses réparties entre quatre groupements féminins, du matériel agricole dans cinq villages dont des séchoirs, du matériel pour la production artisanale de savon etc.
– les formations données, par exemple pour dix villages : les techniques de maraîchage, de séchage et de conservation ; sans oublier les formations en alphabétisation, en santé, en vie associative, en gestion et autres compétences techniques.

Le rapport signale aussi des problèmes d’exploitation dans deux périmètres maraîchers. Une solution à l’incompréhension et aux mésententes a été trouvée.
Enfin, les événements au Mali fut la cause du retard de certains projets et transferts de fonds ainsi que de l’augmentation des prix (flambée du prix des bovins et ovins).

LE GAFASE insiste sur les travaux et les missions menés en vue du désengagement du FIR. Il mentionne la recherche de nouveaux partenaires ainsi que la collaboration avec d’autres ONG et des services techniques de sa zone d’intervention.

Le projet Femmes MANDEN fait également l’objet d’un rapport. Celui-ci insiste sur la formation des matrones et la qualité de leur travail. Il souligne, chiffres à l’appui, le bon rendement des périmètres maraîchers et de l’élevage ovin. Il en résulte une augmentation du revenu des familles.

Ce projet, d’une durée de deux ans et concernant 57 groupements de femmes de 19 villages a connu des difficultés semblables à celles rencontrées par le GAFASE. Un autre problème est signalé : l’absentéisme et la pénurie de main d’œuvre (meunier) vu la découverte de gisements d’or dans la zone.

 

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Une évaluation des activités du FIR

Les activités du FIR au Mali, par l’intermédiaire de trois ONG locales, ont fait l’objet d’une évaluation fouillée. Elle a été menée en octobre 2013 par un consultant externe, ingénieur agro-économiste.
Il en résulte un rapport d’une quarantaine de pages repris en annexe. Le rapport expose :
– un état des lieux des réalisations de chacune des trois zones (2011-2013) ;
– le relevé des forces et faiblesses ;
– l’identification des acquis et l’analyse des perspectives ;
– les ajustements utiles et diverses recommandations.

L’enquête a été conduite sur un échantillon de cinq villages pour chacune des trois zones. Dans les divers domaines d’intervention (maraîchage, matériel agricole, prêt, santé, alphabétisation…) sont  relevés les difficultés rencontrées et les changements induits. L’évaluation est menée en termes de pertinence, efficacité, efficience et durabilité des actions conduites par le FIR.

Quinze forces sont soulignées, dont par exemple la diminution de l’exode des jeunes, l’augmentation et l’amélioration des productions agricoles et artisanales, l’adhésion et le dynamisme des bénéficiaires.
Quatre faiblesses sont mentionnées  dont quelques investissements matériels de piètre qualité ainsi que le faible niveau d’organisation et de formation de certains groupements.

Une recommandation : Revoir à la hausse le volume des investissements en raison de demandes croissantes de groupements féminins d’autres villages.

Voici la conclusion du rapport :
Nonobstant quelques difficultés de mise en œuvre du projet, on note une satisfaction des communautés bénéficiaires quant à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Le niveau de réalisation est satisfaisant dans l’ensemble des zones (plus de 90% en moyenne pour l’ensemble des zones).
Toutes les zones encadrées ont démontré un réel décollage de leur capacité de production à travers une amélioration nette des revenus des groupes bénéficiaires.
La mise en œuvre de certaines réalisations dans les zones a favorisé un changement de comportement des bénéficiaires, cela s’expliquant aisément par la diminution de l’exode rural chez certains jeunes impliqués dans le programme, le respect  des règles d’hygiène, l’amélioration de la qualité alimentaire, etc.
Tous ces constats concourent à militer en faveur de la multiplication des initiatives en cours.

Voici le rapport : 

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CORENS : une revue pour analyser la presse malienne

Se tenir informé de ce qui se passe au Mali ?

La revue de presse CORENS analyse la presse malienne. Elle est publiée sous la  responsabilité d’Hubert Ledoux, journaliste, militant depuis 1987 dans des associations de solidarité et d’aide au développement au Mali.

Sans prétendre à l’exhaustivité, CORENS souhaite diffuser des informations pouvant influencer la coopération et le développement politique, économique, culturel.

Les informations mises en ligne sont recoupées ; les points de vue, multiples et de qualité, n’engagent que leurs auteurs.

CORENS recueille les témoignages auprès de ses réseaux de connaissances constitués depuis 25 ans en Afrique et en particulier au Mali.

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GAFASE, le troisième partenaire du FIR, se présente

Le GAFASE – Groupe pour les Actions de Formation d’Animation et de Suivi-Évaluation – est une jeune ONG : son agréation date de juillet 2010. Mais avant de se constituer en ONG, ses membres participaient déjà à l’élaboration du Programme de Développement Sanitaire du Mali, programme financé en partie par la Coopération belge. De plus, ses membres collaborent avec le FIR, son principal partenaire, depuis 1986. Et cela dans la zone géographique de KITA, à 240 Km à l’ouest de Bamako

Au travers des programmes du FIR, GAFASE travaille avec les groupements féminins de 17 villages. Les activités sont multiples :

  • alphabétiser les adultes, hommes et femmes, et les former à la gestion,
  • assurer la prévention en matière de santé,
  • soutenir les structures sanitaires,
  • apporter de l’aide à l’agriculture et à l’artisanat,mettre en place des périmètres maraîchers,
  • soutenir les écoles primaires,

bref toute activité qui facilite le travail des femmes et augmente leurs revenus.

Deux idées maîtresses  sous-tendent les interventions du GAFASE :

  1. le soutien est temporaire.
    Les groupements féminins doivent acquérir leur autonomie. Le GAFASE les sensibilise en ce sens.
  2. l’approbation des autorités locales est demandée. Que ce soit en enseignement, en agriculture ou en santé.
    Par exemple, un nouveau centre de santé communautaire sera localisé suivant le plan général de développement sanitaire. Ce nouveau centre sera ainsi intégré dans le réseau public des infrastructures. Il sera aussi supervisé par le médecin-chef du cercle.

Le succès des actions du FIR avec GAFASE fait tache d’huile : de nombreux autres villages de la zone de KITA demandent les mêmes appuis pour leur essor et leur autonomie.

 

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